Question 1 : Qu'est-ce que j'ai appris aujourd'hui sur mes propres conceptions face à l'évaluation, sur le lien entre la motivation et l'évaluation et à propos de mon rôle d'enseignant-évaluateur?
L’évaluation
L'évaluation c'est bien plus qu'une simple attribution d'un chiffre ou d'une lettre. Dès qu'il y a des variables supplémentaires qui s’intègrent au cadre confortable qu'on s'est créé lors de la rédaction de nos critères d'évaluation, tout peut bousculer vers certaines zones grises et même parfois très grises. On peut être confronté à certaines situations très embarrassantes qui peuvent venir titiller notre fibre éthique en nous. Comme par exemple, pourquoi je donnerais 54% à un étudiant qui n’est plus ou moins à son affaire? Pourquoi j’empêcherais quelqu’un de poursuivre son cheminement académique s’il a été assidu dans son étude durant la session et pour une raison XYZ il échoue l’épreuve synthèse à 57%? Tôt ou tard ce dilemme vient nous hanter.
J’ai constaté qu’il y avait plusieurs méthodes d’évaluation des apprentissages passant de l’examen traditionnel et archaïque à des méthodes beaucoup plus avant-gardistes tel que la simulation de cas pratique et authentique du domaine professionnel ou par le biais de jeux-questionnaires. Avant d’utiliser les méthodes avant-gardistes il faut encore savoir quand les utiliser. Savoir utiliser quand et surtout comment un outil d’évaluation peut s’avérer un atout majeur dans le cheminement de nos étudiants. Effectivement, je pense que cette maîtrise est étroitement liée avec la réussite de notre groupe-cours. En ayant l’outil adéquat en main et utilisé au bon moment, les risques d’ambigüités seront réduites à mon avis.
Le lien entre motivation et évaluation
J’ai remarqué que la motivation et l’évaluation sont étroitement liées. Il existe un lien très fort entre ces deux éléments. Si la note de l’évaluation dégage un effet positif, la motivation de l’étudiant sera par le fait même positif. Le cas contraire s’applique en ayant un effet négatif sur sa motivation. Cette négativité pourrait engendrer des conséquences graves à très long terme sur le cheminement professionnel de l’étudiant pouvant aller jusqu’à la réorientation drastique vers un autre champ d’étude ou le décrochage du système postsecondaire.
Il n’y a pas que la note qui peut motiver l’étudiant à ce dépasser, il y a aussi la rétroaction que l’enseignant donne aux étudiants. Cette rétroaction peut éclairer certaines personnes pour la suite du cours. Je pense qu’un étudiant qui ne sait pas pourquoi il a fait les erreurs lors du travail ou de l’examen aurait plus de difficulté les corriger. Cependant ce n’est pas toujours aussi facile de donner autant de rétroactivité. C’est un constat que j’ai moi-même rencontré lors de mes deux premières sessions d’enseignement.
Le rôle d’enseignant-évaluateur
Avoir une bonne diversité dans ses outils c’est important à mon avis. Cependant, avoir des outils non valides c’est beaucoup plus grave. Le risque de biaiser les résultats peut être énorme. Cette responsabilité de valider les instruments d’évaluation revient à l’enseignant. Il peut demander de l’aide de son département ou d’un collègue.
L’enseignant doit lancer certaines pistes pour faciliter l’étude des étudiants. Ce n’est plus vrai les étudiants doivent apprendre toutes les notions et concepts par cœur, mais bien savoir les mettre en application et savoir se référer aux différents guides. Les étudiants peuvent vraiment mettre l’accent sur ce qui est essentiel et laisser le reste de côté pour l’évaluation en question. En multimédia, la technologie est de plus en plus exigeante et c’est pratiquement impossible de tout comprendre et connaître.
Question 2 : À travers les échanges et les réflexions auxquels j'ai participé, y a-t-il des aspects qui m'ont étonné ou encore qui m'ont heurté? Pourquoi?
Avant le cours de gestion de classe, j’avais comme mentalité de récompenser les étudiants pour le bon comportement en classe. Maintenant j’ai une tout autre vision. Je crois qu’il y a d’autres méthodes pour mettre en place une équivalence. Pour ma part, je préfère investir ce 5% directement dans l’atteinte de la compétence et mettre en parallèle une structure à l’intérieur de l’évaluation pour atteindre ce qui est prescrit au référentiel de cours.
L’aspect éthique m’a beaucoup travaillé lors de la discussion. J’ai eu à faire face à différentes situations litigieuses à la session passée et c’est un thème qui me préoccupe beaucoup. Avant même d’avoir fait mes débuts comme enseignant, j’avais cette préoccupation en tête. Ça fait quelque temps que je pense à me faire un certain code déontologie, mais sans trop passer à l’action vue de la charge de travail que j’ai chaque session.
Question 3 : Quelles sont les questions que je me pose?
- Est-ce que je peux évaluer individuellement un étudiant qui occupe un poste précis dans une équipe et que sa tâche est très différente des autres membres ?
- Est-ce que je peux faire deux grilles de correction qui possède la même pondération, mais que les éléments techniques sont différents : une pour les programmeurs et une pour les designers?
- Comment bien évaluer les productions orales équitablement?
- Comment construire une grille de correction qui me permet de corriger efficacement et rapidement une production écrite?
- Comment donner une bonne rétroaction à l’étudiant?
- Est-ce qu’il est correct de distribuer un formatif, comme outil coercitif, quand le groupe cours pose problème afin de leur faire prendre conscience de leur grande difficulté à suivre le cours?
- Est-ce qu’un examen c’est obligatoire au collégial?
- Est-ce que je peux strictement baser ma stratégie d’évaluation sur une approche par projet?
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